Mais pour quel projet ? Je n’ai pour l’instant pas partagé mes idées de romans qui pourraient illustrer ce processus. Le jour est venu de rendre un peu plus concret le projet et de partager avec vous un premier synopsis.
C’est un roman qui s’appuiera sur des découvertes validées scientifiquement, mais pas uniquement ; l’histoire imaginée de Uktu-Mayu, un des premiers scientifiques de données de l’histoire :
Voici donc le pitch de ce premier projet. Il s’appuie sur un corpus de connaissances historiques que je suis en train de constituer (au format OKF comme je vous l’ai expliqué dans les billets précédents), qui servira à entrainer une IA générative.
Nous sommes à Caral-Chupacigaro, au cœur de l’actuel Pérou, en 2474 avant Jésus-Christ. À 350 mètres d’altitude, la civilisation dite de Caral-Supe, est le premier développement urbain connu, en Amérique du Sud. Très organisée du point de vue administratif, ses fonctionnaires les plus importants en sont les khipukamayuqs. Comptables de l’époque, ils manipulent, conservent et analysent les données conservées au travers des premiers khipus, en Quechua (ou quipus dans son adaptation en espagnol). Les khipus sont composés de cordes de laine ou de coton de différentes couleurs, munies de nœuds, utilisés par les civilisations andines pour conserver les données de leurs biens, de leurs récoltes, de leur bétail, pour des transactions ou des besoins administratifs.
Le jeune Uktu-Mayu, a été nommé khipukamayuq à 16 ans, après sa formation à l’école Yachayhuasi ; son esprit rapide lui permet de manipuler les nombres avec agilité.
Son nom provient de la maitrise par sa famille de la culture du coton, composant central de la fabrication des khipus. Soucieux d’apporter sa pierre à l’évolution de la société Caral, il imagine donner à ses supérieurs une vision globale du patrimoine de la cité… et vérifier ainsi la collecte des impôts. La multiplication des khipus renvoie en effet des informations justes et détaillées, mais n’en offre pas une analyse centrale, et la Yupana, future calculatrice de la civilisation Inca, n’a pas encore été imaginée.
Il devient sans le savoir le premier data scientist de l’histoire de l’humanité, et invente les tableaux de bord. Il imagine ainsi des khipus de synthèse, ancêtres de notre reporting. Voici son histoire.
À très grosse maille, les étapes du projet sont (pas forcément dans un ordre linéaire strict) :
– Constitution de la base de connaissances au format OKF ;
– Écriture (par l’auteur, donc moi) des fiches décrivant les personnages et les lieux, et ajout à la base de connaissances ;
– Écriture du plan détaillé du livre, découpé en petits chapitres – pour chaque chapitre, rédaction d’un prompt destiné à l’IA générative ;
– Choix d’un modèle d’IAG et entrainement du modèle sur la base de connaissances ;
– Envoi de prompt de chaque chapitre, récupération du chapitre écrit par l’IA ;
– Relecture, contrôle et travail sur les transitions ;
– Relecture finale de l’ensemble… si tout s’est bien passé !