La base de connaissances que je constitue sur chacun des projets rédactionnels relatés dans ce blogue contient des documents de différents types : articles de presse, essais, vidéos, livres, articles scientifiques, données chiffrées, etc. Cet ensemble va constituer la mémoire de l’IA générative à qui je demanderai par la suite de rédiger, suivant mes instructions. Comme nous l’avons vu précédemment, ces connaissances sont organisées : par thème, décrites, rattachées à des mots-clefs. Mais il subsiste un élément essentiel pour que l’IA générative apprenne correctement : la temporalité.
Lorsque je collecte un article, une vidéo, un livre, sa date de publication est essentielle. Car elle fige dans le temps, l’analyse, la perception du moment, les commentaires et citations. Un article sur les réseaux sociaux publié en 1995 et un autre publié en 2025 ne devront pas être analysés de la même manière. Dater chaque contenu, permet également à l’IA d’apprendre l’évolution des actualités, des sujets, des commentaires, des ressentis, et l’ordre dans lequel cette évolution a été constatée. Quand a-t-on commencé à critiquer l’IA ? Quand sont arrivés les premiers rejets en public, à quel rythme, corrélés à quel événement majeur ? « Connaitre le passé, comprendre le présent, pour imaginer l’avenir » était la devise du Musée de l’informatique ouvert en avril 2008 à la Grande Arche de la Défense. Cette même devise s’applique parfaitement à ma démarche d’écriture créative au travers de l’IA. L’intelligence artificielle doit connaitre ce qui s’est passé, le comprendre — et donc en saisir la temporalité — pour finalement être à même d’imaginer ce que l’avenir pourrait être.
De manière très pragmatique, cela signifie que toute information que j’ajoute au bundle OKF de chaque projet doit être datée. Et je ne peux me contenter de dates mentionnées dans les contenus. Une métadonnée précise doit être alimentée. Pour des raisons de lisibilité, le nom de chaque fichier est composé à partir de la date de publication du document : AAAAMMJJ_nom_du_document. Cela permet à l’humain de lire l’arborescence et de percevoir l’enchaînement. Et dans le fichier décrivant chaque ressource, j’ai ajouté une métadonnée date, au format AAAA-MM-JJ compatible Markdown.
Ainsi, dans sa phase d’apprentissage, l’IA générative se construira un fil du temps, replacera automatiquement ses connaissances dans l’ordre et pourra ainsi « prolonger ce fil du temps ».